Violence militaire : Faya Millimono dénonce l’agression de la garde présidentielle contre un membre des droits de l’homme

faya_milimonoAlpha Condé et ses sbires montrent ces derniers temps des pratiques dignes de la période Stalinienne. En plus des assassinants ciblés sans aucune élucidation, ce sont désormais à visage découvert que la garde présidentielle s’attaque à des paisibles citoyens qui n’ont pour tort que leur engagement dans des organismes qui défendent l’instauration d’un Etat de droit et de décomcratie. C’est ce qui serait arrivé à Me Thierno Souleymane BALDE, Président de l’IRDED (Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit). Me Baldé fût victime d’une agression perpétrée par des militaires du BATA.  Le hic est que cette attaque s’est produite en présence du Commandant de Bataillon Moussa Camara qui a adopté une passivité complice. Face à cette attitude hautement condamnable, le Bloc Libéral (BL) présidé par Faya Millimono a fait une sortie musclée que nous vous livrons en intégralité.

« Le Bloc Libéral (BL) condamne irrémédiablement l’agression perpétrée par des militaires du BATA contre Me Thierno Souleymane BALDE ; Président de l’IRDED (Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit). L’incident s’est déroulé le 9 février 2015, à 13 :40 dans le périmètre de la Cour d’Appel de Conakry, en présence du Commandant de Bataillon Moussa Camara qui a adopté une passivité complice. Partant, l’attitude de ce Commandant militaire cautionne le mépris que les autorités Guinéennes, par son biais, ont pour les droits humains. Aussi, le fait que l’incident se soit produit en plein jour et au sein de la Cour d’Appel, et de surcroit contre un avocat, démontre et confirme à suffisance l’absence de l’Etat de droit en Guinée.

Est-il besoin de signaler que l’acte de violence perpétré contre Me BALDE, ainsi que d’autres qui sont restés impunis,  s’inscrit dans la stratégie d’intimidation des citoyens, dans une visée politicienne à l’approche des présidentielles. C’est pourquoi, dans l’esprit de  la Constitution qui garantit la protection à tout  citoyen, le BL supporte sans réserve Me BALDE dans ses démarches judiciaires afin que justice lui soit rendue. Le système légal en vigueur en Guinée doit engendrer  une justice républicaine; elle doit protéger tout  Guinéen : Peuhl ou Forestier, Soussou ou Malinké ; Musulman ou chrétien, libre-penseur ou traditionaliste. 

Le BL voudrait évoquer le cas similaire — donc troublant, du regretté Ex-Ministre Thierno Aliou DIAOUNE. En effet, de sources concordantes rapportent que ce valeureux citoyen aurait été victime d’une série d’intimidations et de menaces bien avant son assassinat, à Conakry. C’est pourquoi, le BL craint que les menaces proférées contre Me BALDE par les Bérets Rouges ne soient les signes prémonitoires d’un destin funeste dans un futur proche. C’est pourquoi, le BL voudrait attirer l’attention des ambassades accréditées à Conakry quant à l’instauration d’un climat d’insécurité progressive en Guinée, sur la vraisemblable commandite du régime actuel.

Aussi, il faut rappeler  que la liberté d’expression est une des caractéristiques cardinale de la démocratie. Le silence du gouvernement face aux exactions commises contre Me BALDE et contre tant d’autres citoyens confirme son dessein  de bâillonner le peuple de Guinée. En toute réalité, l’autorité œuvre subtilement à réduire les populations Guinéennes en zombies électoraux pour que celles-ci, dans la peur et la résignation, le soutiennent aveuglement. C’est là, dénonçons-le, un acte de tyrannie. Comme l’a dit Alexander Hamilton, un des constitutionalistes des plus réputés dans l’histoire des Etats Unis, la pratique de l’oppression a été, de tous les temps, l’instrument des tyrans. Il devient de plus en plus évident que l’actuel régime de  Conakry cultive la dictature pour instaurer la dictature dans notre pays.

Conséquemment, le Bloc Liberal (BL) demande aux Peuples de Guinée de se lever comme un seul homme pour lutter contre la graduelle instauration de la dictature dans notre pays. L’éveil populaire est d’autant nécessaire que les manœuvres d’intimidation et d’assassinat politiques risquent de galvauder l’esprit  démocratique des élections présidentielles de 2015.

 

Conakry, le 20 Février 2015

Le Bloc Libéral »

Nous y réviendrons en détails dans nos prochaines éditions.

Ismaël Cissé, www.guinee58.com