Ces manœuvres politiciennes rétrogrades, qui appauvrissent et retardent les guinéens

Ablayebarry4 londreLes guinéens aiment tourner en rond, perdre du temps inutilement. Nous marchons à reculons : chaque année est plus dure que l’année précédente, nous nous accommodons aux mêmes concepts et formats qui ne produisent jamais de résultats, bien au contraire.

Conséquences : période de vaches maigres, les temps sont dures, la vie est chère, c’est la saison des pluies pas de travail. Quand c’est l’approche des élections c’est encore pire, car tout est aux arrêts. De l’administration publique, au secteur privé en passant par le secteur informel. A l’intérieur du pays c’est le désert rien ne fonctionne. Quel gâchis, avec cette gouvernance, comment voulez-vous vous créer de la richesse ? La qualité de vie du citoyen lambda se dégrade et rien n’est fait pour l’améliorer, c’est comme si, c’est fait exprès pour rendre le peuple plus misérable et plus vulnérable à la corruption, au clientélisme, aux clivages et a l’incivisme…Pauvres de nous !

Les guinéens doivent être bien informés pour ne plus sombrer dans l’ignorance 

Le jeu démocratique a toujours été un luxe pour les africains en général et les guinéens en particulier affirment les occidentaux. Jacques Chirac ne disait-il pas que « La démocratie est un luxe pour les africains. » Cette affirmation est toujours d’actualité. Il est évident, qu’ils (nos dirigeants) ont la plupart étudiés dans ces pays dits démocratiques.

Et pourtant sans citoyen, il n’y a point de démocratie. Personne n’est né citoyen, on apprend à être citoyen. Comment se fait-il qu’on peut être un bon citoyen sous d’autres cieux et refuser de l’être dans son propre pays (la Guinée). Tout cela, démontre le mépris qu’ils ont contre le peuple de guinée. En résumé, le guinéen (gouvernant et gouverné) est bien partout ailleurs, sauf chez lui et parmi les siens. Il n’a pas d’égard pour son peuple, sa devise, son drapeau, son hymne national, ses lois, et ne respecte jamais le droit des autres. Faisant semblant d’ignorer ses devoirs, juste pour faire prévaloir à ses intérêts personnels.

En guinée, les guinéens (toutes catégories confondues) ne respectent plus la discipline, le respect du temps, de la parole donnée, car l’argent et l’arrogance ont fini par remplacer les bonnes manières, les valeurs humaines, la morale, l’éthique, la déontologie dans tous les secteurs de la vie socio-économique des citoyens.

C’est pourquoi, la politique est venue foutre tout en l’air. Les séquelles sont visibles, palpables partout dans le pays et dans tous les domaines d’activités : du sport à la musique, en passant par la société civile, aux syndicats au secteur privé, aux guinéens vivant à l’extérieur…

Le pouvoir exécutif au lieu de décentraliser et respecter la séparation des pouvoirs comme cela se fait dans toute démocratie vraie, a centralise tout à son niveau. Les conséquences de cette gouvernance sont une triste réalité de cette usure : la monotonie, et le découragement ont pris le dessus sur les citoyens. Aucun investisseur sérieux ne peut risquer cette aventure a la guinéenne. Les autorités roulent tout le monde dans la farine, en faisant croire que le terrain est propice pour des bonnes affaires, sans pour autant être capable de protéger les citoyens et leurs biens vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Les guinéens ont intérêt à revoir leur copie afin d’écrire leur histoire au propre

Il est important pour tout citoyen de connaitre ses droits et ses devoirs. Demander à vos proches pour mieux s’informer. Cela veut dire que seuls les textes peuvent séparer les citoyens quand il y’a violation et abus. Il serait plus bénéfique à chaque organisation, ou entité sociale, à veiller à la parfaite application, à la bonne maitrise, et a la vulgarisation par ses membres des textes qui régissent leur structure.

Il faut rappeler, que les guinéens se plaignent en longueur de journées d’injustice. La cause principale, c’est un manque d’audace, d’initiative, de cohérence et de responsabilité des services sociaux et de la justice.

En conséquence, la culture de l’impunité est née de ce refus volontaire. Cette démission de leur part a fini par affecter tous les rouages de nos services publics à tous les niveaux. Ce qui facilite, la promotion de la corruption, la culture de la débauche, du trafic d’influence, du détournement des deniers publics, du vol à outrance des suffrages des électeurs en période électorale par exemple. Dans ce cas de figure comment croire à une protection des personnes et de leurs biens ?

Les guinéens sont tous responsables de ce qui leur arrive

Dans notre pays, les ministres et les autres citoyens ne savent critiquer que lorsqu’ils ne sont plus aux affaires. Cependant, durant tout le temps qu’ils sont à la mangeoire, ils ne font rien pour protéger les citoyens au risque de perdre leur position du moment. C’est pour cela d’après Albert Vidalie : « Le meilleur gouvernement n’est pas celui qui fait les hommes les plus heureux, mais celui qui fait le plus grand nombre d’heureux. »

Les citoyens doivent obliger nos gouvernants (des ministres, aux députés en passant par ceux qui sont dans toutes les institutions du pays) à changer leurs pratiques peu honorables et accepter d’aller se ressourcer auprès de nos voisins d’à coté (Mali, Sénégal, Cote d’Ivoire). En le faisant, vous vous serez plus à l’aise avec votre conscience et serez toujours du côté du peuple (qui seul est souverain).

Prendre son destin en main veut dire beaucoup de choses. Objectivement, c’est de prendre conscience en changeant nos tares sociales. Vivre ensemble dans un monde civilisé en respectant nos mœurs, nos valeurs et devoirs afin de mieux savoir comment réclamer ses droits. Refuser de tomber dans les combines, communautaires, ethnocentriques. Etre à mesure par le dialogue de formuler des propositions de solutions objectives face aux problèmes dans sa communauté. Nul n’est indispensable pour son pays, sa communauté, le plus important est que chacun apporte sa contribution petite soit-elle. Le culte de la personnalité, les combines politiciennes et la lutte des egos sont inutiles. Les institutions guinéennes en ce moment, sont les instigateurs et les promoteurs de cette mauvaise gouvernance qui n’est que trop nuisible pour toute la nation. La conséquence de ces pratiques crée le manque de confiance entre l’Etat et ses citoyens. La détérioration très dramatique dans les relations de collaboration entre nos compatriotes est une preuve éloquente. La notion de nation est bafouée, pour laisser la place à la frustration, au repli identitaire, aux clivages politiques, économiques…C’est le laisser aller total.

Notre développement a la base commence avec des élections crédibles et transparentes

Pourquoi voter ? « Des hommes se sont battus pour obtenir ce droit, et il est important d’exprimer ses choix de façon pacifique, en allant voter, qu’on ait des opinions politiques ou non ! Il faut savoir également que grâce au droit de vote, nous sommes tous responsables d’une manière ou d’une autre, des décisions qui régissent notre république ! » Autrement dit, pour sortir notre pays des ténèbres de la pauvreté, il faut que le jeu démocratique soit bien respecté par tous. La source de la plupart des problèmes que nous sommes en train de vivre aujourd’hui est d’une part due à la mauvaise manipulation ou à la confiscation de la volonté ou des suffrages du peuple après le vote. Le monde entier observe la Guinée de près, car sa place c’est parmi les pays émergents, disciplinés et sérieux et non ceux considérés récalcitrants voire délinquants. Puisque, « Le vote est l’acte de la citoyenneté par excellence, c’est le moyen de faire fonctionner la démocratie et, par conséquent de protéger nos libertés. » Une démocratie n’est féconde que si les citoyens s’approprient le processus politique, à commencer par les élections, jusqu’au contrôle ou à la surveillance de la gestion du bien public par nos dirigeants.

Donc, voter est un droit, c’est aussi un devoir civique qui permet d’exprimer ses idées, ses opinions en toute liberté pour élire par exemple un président (élections présidentielles), un député (élections législatives, un maire (élections communales). Donc, ne laisser personne décider à votre place.

Finalement, les guinéens doivent comprendre les enjeux et les impacts des élections sur leur vie au jour le jour. Personne ne viendra améliorer votre localité à votre place, si vous ne prenez pas l’initiative vous-même. Vous ne devez plus attendre un messie ou la baguette magique pour régler vos problèmes au quotidien. Seuls les programmes de société bien ficeler vous impliquant peuvent changer qualitativement votre vie, votre environnement, votre sante, vos loisirs, vos lieux de culte, vos routes, votre pouvoir d’achat, vos hôpitaux, votre sécurité, vos investissements, l’éducation, et la scolarité de vos enfants….

A bonne entendeur, salut !

Abdoulaye Barry