Comme nous l’avions dit dans l’une de nos précédentes publications (Tueries de Zogota ou quand Jean-Marie Doré découvre que la douleur de la violence meurtrière et la barbarie n’a pas d’ethnie) la douleur de la violence meurtrière et la barbarie n’a pas d’ethnie.
Après Jean-Marie Doré, c’est le capitaine Moussa Dadis Camara qui vient de s’en rendre compte. Le mal est douloureux et quand il frappe, c’est toujours la douleur et la souffrance qu’il fait naître sans préférence particulière ni prédilection. C’est d’ailleurs pourquoi le prophète Mohamed (PSL) avait dit « vous devez rester comme le corps humain. Si une partie du corps est malade c’est l’ensemble qui en souffre. »
Après les violences meurtrières de Zoghota en Forêt, Monsieur Alpha Condé dans son impondérable cynisme a fait appel à l’exilé politique Moussa Dadis Camara afin de sermonner les pauvres populations de ce village meurtri par la barbarie Condéenne. En effet, dans l’analyse de Monsieur Condé « les villageois de Zoghota ont tort de manifester afin d’exprimer leur mécontentement. » C’est ainsi au lieu de prendre les mesures pour satisfaire aux revendications populaires, il a sorti dans sa besace cette lumineuse idée dont lui seul a le secret. En l’occurrence, Monsieur Condé n’a pas trouvé mieux que d’appeler Moussa Dadis Camara, et tenez vous bien, pour lui demander de « condamner les manifestions populaires des villageois. » Une source proche de Sekhoutouréyah confirme cette information « après les évènements de Zoghota, le président a effectivement appelé le capitaine Dadis Camara pour lui demander de condamner les manifestations. Dans l’esprit du président, le capitaine devrait dire aux populations que les manifestations ne peuvent pas résoudre les problèmes et qu’il aurait fallu que les villageois fassent une délégation pour venir le voir à Conakry pour lui exposer la situation locale. » En réponse à cette lumineuse sollicitation, le capitaine Dadis Camara opposa une violente fin de non recevoir « Monsieur le président, je ne ferai pas ce que vous me demandez. Aujourd’hui, nous sommes dans le deuil. Tous les Forestiers sont endeuillés. Vous me demandez d’accabler des populations déjà meurtries par ces violences comme si chaque jour ne suffisait pas sa peine. Je suis avant tout solidaire de mes parents et ce que je regrette c’est de ne pas être auprès d’eux dans ces moments difficiles. » Et Dadis Camara de poursuivre « lorsque j’ai pris le pouvoir j’ai essayé d’être proche des gens, de monter des projets et vous savez bien que c’est vous qui m’avez torpillé comme vous avez torpillé le Général Conté en son vivant. J’avais engagé beaucoup de projets pour justement améliorer les conditions de vie des populations mais les gens comme Sékouba Konaté que vous avez placé auprès de moi pour me torpiller ont tout mis dans l’eau. »
Après cette réplique cinglante de l’ancien président du conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), Alpha Condé encore dans son cynisme légendaire n’a pas trouvé mieux que les menaces et la pression « Dadis, tu sais que ton destin est entre mes mains. Je peux à tout moment demander qu’on te transfert à la justice internationale comme je peux aussi à tout moment faire en sorte que tu rentres en Guinée, alors tu as intérêt à t’exécuter. » Notre source indique qu’en réponse à ces menaces, Dadis Camara n’a répondu que par un « je m’en fou » laconique avant d’ajouter « mon sort personnel importe peu. Ce qui importe c’est le destin du peuple que vous avez du mal à améliorer les conditions de vies. » C’est du Dadis dans le texte.
Zénab Bangoura, www.guinee58.com, Conakry.










Commentaires
Le peuple mérite ses dirigeants.
Le guinéen est méchand par nature.
retournez à Dieu et vos problèmes se résoudront.
Tous les leaders forestiers du gouvernement Conde sont des corrompus et préfèrent laisser le grimpeur massacrer leur populations sans broncher.
Yaya