Au moins cinq personnes ont été légèrement blessées mercredi à Conakry lorsque la police a dispersé par la force une manifestation d'agents électoraux réclamant le paiement d'arriérés de salaires, a constaté un journaliste de l'AFP.
Plus de 200 opérateurs de saisie s'étaient rassemblés devant la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour exiger le paiement d'arrières de salaires s'élevant, selon un manifestant, à quelque 3.000.000 de francs guinéens (environ 400 euros) par personne.
Au moins cinq d'entre eux ont été légèrement blessés, au visage et au dos notamment, quand la police a fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes pour les disperser, selon un journaliste de l'AFP.
Empêchés de se rassembler devant le siège de la Céni, les manifestants ont décidé de se rendre au palais présidentiel pour exiger d'être payés, mais ont été une nouvelle fois dispersés par la police.
"Ils ne veulent pas nous payer", a dénoncé l'un de ces agents. La Céni, jointe par l'AFP, n'a pas voulu s'exprimer.
Quelque 4.000 opérateurs de saisie avaient été déployés dans tout le pays pour effectuer un recensement général de la population en prévision des élections législatives initialement prévues le 8 juillet et reportées sine die.
Ce recensement avait été dénoncé par l'opposition qui exigeait comme le prévoit la loi électorale et la Constitution une révision du fichier électoral.
Les législatives devaient se tenir six mois après l'investiture du président Alpha Condé le 21 décembre 2010, mais ont été sans cesse repoussées.
AFP










