
En séjour privé en France, Monsieur Alpha Condé a été reçu ce lundi 2 juillet au palais de l’Elysée par Monsieur François Hollande, le nouveau président de la République française. L’entretien qui a duré quarante cinq minutes s’est déroulé en présence des conseillers Afrique de l’Elysée. Comme nous vous l’annoncions hier cette rencontre a failli ne pas avoir lieu du fait de la réticence de Monsieur Hollande à recevoir un chef d’Etat qui ne respecte pas les droits de l’homme et les libertés politiques (Alpha Condé - Tony Blair - François Hollande : les dessous d’une rencontre à l’Elysée).
La rencontre entre les deux hommes d’Etat a tourné autour des relations bilatérales entre les deux pays et la coopération réciproque. Monsieur Condé a exprimé au président français son désir de voir la France et les hommes d’affaire français investir davantage en Guinée, notamment dans le domaine de l’éducation, de la formation de la recherche et de la santé. La France est déjà largement impliquée dans des nombreux projets d’appui au développement des infrastructures rurales.
En retour, Monsieur Hollande a exprimé la volonté de son pays d’accompagner les pays qui s’engagent dans le processus démocratique. « La promotion des valeurs démocratiques et des libertés politiques est un facteur déterminant de l’aide que la France apportera aux pays Africains » dira-t-il. Et justement c’est à ce niveau que Monsieur Condé a été pris de court dans l’entretien. Monsieur Hollande qui disposait des bonnes fiches sur la Guinée, préparées par les diplomates français à Conakry, n’a pas mâché les mots. « Monsieur le président nous sommes inquiets aujourd’hui de la situation qui prévaut dans votre pays. Les élections législatives sont attendues depuis votre élection. Nous sommes préoccupés par la situation des nombreux détenus dans les prisons, qui n’ont pas accès à une défense juridique équitable » aurait lancé Monsieur Hollande.
Lors de la même rencontre Monsieur Hollande dira à Monsieur Condé, que « des mesures symboliques comme la libération des personnes arrêtées lors de l’attentat du 19 juillet montreraient votre volonté d’apaiser la situation dans votre pays » et d’ajouter « c’est un geste qui nous offrirait un argument de poids et qui nous permettrait de vous accompagner sur le plan économique. »
C’est une pression assez diplomatique que Monsieur Condé a subi lors de cette rencontre et de l’aveu même d’un de ses conseillers « nous avons été surpris par la tonalité du président français. Mais au fond nous sommes dans l’obligation de tenir compte du message. »
Et c’est pour joindre l’acte à la parole que de Paris Monsieur Condé a demandé aux juges qui s’occupent du dossier de l’affaire du 19 juillet de libérer certaines personnes. C’est ainsi qu’on apprend ce soir qu’une bonne dizaine de personnes arrêtées depuis le 19 juillet ont bénéficié d’un non lieu. Concrètement, cela voudrait dire que le ministère public estime que les charges retenues contre ces personnes ne sont pas fondées et qu’elles ne peuvent pour cette raison faire l’objet d’un jugement lors d’un procès. Il faut que les Guinéens comprennent qu’il ne s’agit pas d’un acquittement ni d’une grâce présidentielle. Les chefs d’accusation retenus contre les accusés ne sont simplement pas constitués et de ce fait ils doivent être libres.
De l’avis de nombreux observateurs, cette libération sous pression exprime la fébrilité de Monsieur Condé qui se croyait pourtant insensible aux menaces. Il affirmait à qui veut le croire que « la Guinée est un pays souverain. Nous ne nous soumettrons à aucun dictat international. » Sauf qu’il oubli qu’un pays comme la Guinée qui dépend largement de l’aide financière internationale n’est pas souverain. L’exemple de la Grèce, le berceau de la démocratie en est l’illustration parfaite. La patrie de Socrate et de Platon pour bénéficier de l’aide financière internationale a été obligée d’accepter d’être mise sous la surveillance de l’Union Européenne (UE) et du fond monétaire international (FMI). La chancelière Allemande, Madame Merkel avait même évoqué une mise sous tutelle du pays afin de pouvoir toucher l’argent de l’UE. On voit mal un pays comme le nôtre qui dépend entièrement de l’aide internationale résister aux pressions des « Grands de ce monde. »
Ce séjour restera en travers de la gorge de Monsieur Condé qui était venu au pays de Tocqueville se refaire une santé politique. C’est raté et c’est tout bénef pour les familles des détenus qui vont prochainement retrouver les leurs.
Maintenant on attend la réaction de l’opposition et particulièrement de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dont le fondateur et 1er vice président, Monsieur Bah Oury, est accusé d’être le cerveau de l’attaque du 19 juillet. L’UFDG et son président Monsieur Cellou Dalein Diallo sont restés très discret sur cette affaire. C’est à se dire que le soutien de l’UFDG à son vice président se fait désirer. D’autre part la libération de ces hommes ne doit pas occulter le fait que des centaines de militants de l’opposition, dont la plus part sont des mineurs croupissent encore dans les geôles de Monsieur Condé. Ces jeunes sont victimes de tortures, de violences et de traitements dégradants et inhumains qui se lisent à longueur de rapport des organisations de défense des droits de l’homme.
London Camara, www.guinee58.com










Commentaires
le plus ridicule de tous les presidents de la guinee.
mais c'est pas grave parceque bientot il va crever comme un rat.
j espere qu un jour cette armee qui a tant semee la terreure sur la popilation quelle est sancer de securiser va se reveiller pour jouer sont role.
VIVE LA GUINEE,VIVE LA DEMOCRATIE,VIVE LA PAIX,VIVE L UNITEE NATIONAL
Quand ceux qui ne peuvent raisonner en dehors de leurs appartenance ethnique seront tous exécutés.
Tu ne trouves pas que c'est la merde, avec toutes ces réactions à la con?
Prions Dieu qu'ils nous donnent des Guinéens qui savent ouvrir le débats et poser les problèmes et les enjeux du développement de ce pays et du bien être des populations sans penser uniquement à leur appartenance ethnique.
Quelle chiotte ces malheureux. 50 ans ils ont le même comportement et ils n'ont pas compris que ça ne les avance pas d'un pas.
avec les radios, l'opinion publique guinéenne est pareille et sur la toile aussi c'est des discours et commentaires haineux
a quand la fin de tout ça???