Informations Crédibles, Analyses Neutres et Responsables

Politique économique: Faibles efforts de stabilisation macroéconomique

Share

kerfalla_yansaneStabilisation macroéconomique - Les  efforts de stabilisation macroéconomique entrepris en 2011 en Guinée n’ont pas atteint «tous les efforts escomptés», indique un rapport du ministère des Finances qui établit sa comparaison sur les quatre premiers mois  de  2012,  rapportés à  ceux de 2011. Les cours moyens des  principales devises ont enregistré une importante baisse par rapport au franc guinéen sur le marché parallèle.

Cet écart est consécutif au mouvement du Marché interbancaire des changes (MIC), initié depuis mars 2011 et à la dépréciation de  6,7 pour cent de  l’euro face au dollar sur  le marché  international. 

Les volumes  cumulés  de  la  production  d’électricité,  de  l’or,  de la  bauxite,  des boissons non alcoolisées et de l’eau potable ont évolué grâce à la mise en œuvre d’importantes réformes structurelles et des mesures de redressement économique et financier entreprises par le  gouvernement depuis janvier 2011. 

En  revanche,  on  note  une chute de certains produits tels que le diamant, l'alumine, la farine, les boissons alcoolisées, le ciment  et  la peinture à cause  'des difficultés  d’ordre  structurel  et  financier'. 

La  poursuite  de  ces tendances observées, précise le rapport, pourrait affecter l’objectif de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 4,7 pour cent en 2012.

Le solde commercial des quatre premiers mois de 2012 s’est fortement détérioré à cause d’une faible diversification de  l’économie conjuguée à  la mise en œuvre des mesures d’interdiction de l’exportation  des  produits de  première  nécessité.

Face aux besoins urgents de la population, poursuit le rapport, le gouvernement  a  mis  en  place, en partenariat avec les opérateurs économiques privés, un  système  d’approvisionnement  pour  faciliter  l’accès  des  populations, à des prix plus abordables, à certains produits de première nécessité, tels que le riz, la farine, le sucre et l’huile végétale.

«Ce dispositif, conjugué à  la mise en œuvre de politique des changes, a permis d’enregistrer une baisse  sensible de  l’inflation  en glissement annuel de 19 pour cent en décembre 2011 à  16 pour cent en  avril  2012», précise le document, ajoutant qu’en moyenne  annuelle,  cette baisse  a  été moins importante que prévue,  soit de 21,4 pour cent en décembre 2011 contre 20 pour cent en  avril  2012 en raison d’une persistance de la hausse des prix des biens et services. 

Au  plan  financier,  les  dépenses  publiques  ont  évolué  beaucoup  plus  vite  que  les  recettes budgétaires à  cause  de  la  relance  des  travaux  d’intérêt  public,  essentiellement  financés  sur  les ressources propres. 

Les  recettes  hors  dons  ont  atteint  6,3 pour cent du  PIB  à  fin  avril  2012  (dont  6,1 pour cent pour  les  recettes fiscales) contre  5,4 pour cent en  2011  (avec  4,8 pour cent pour  les  recettes  fiscales).

Parallèlement,  l’expansion des dépenses  totales de 4,6 pour cent du PIB  à  fin  avril 2011  à 8,2 pour cent en 2012 s’explique par  celle des dépenses d’investissement payées sur les ressources propres qui ont augmenté de 0,2 pour cent du PIB en 2011 contre 3 pour cent à fin avril 2012.

Le solde budgétaire hors dons a été de -1,9 pour cent du PIB à fin avril 2012 contre un excédent de 0,8 pour cent en 2011.

De même, le ratio dépenses d’investissements payés sur les ressources propres rapportées aux recettes fiscales a atteint 52,8 pour cent à fin avril 2012, contre 3,7 pour cent.

 

Pana 23/06/2012


Share
Remonter au début