| Le Mystère Folklore Jean-Claude Pivi « Coplan » |
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| Analyses |
| Mardi, 10 Février 2009 22:10 |
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A la vue de la liste des membres du CNDD, quelle ne fut la consternation de nombreux d’entre nous d’y voir le nom de Jean-Claude Pivi alias Coplan qui avait terrorisé la capitale en mai et juin dernier. Quelques jours après, il est nommé ministre de la sécurité de Dadis.
Un Ministre incontrôlable et menaçant C’est le 6 janvier 2009 que par une ordonnance, Dadis a nommé Jean-Claude Pivi « Coplan » Ministre chargé de la sécurité présidentielle. Même si ce poste dont on ignore les attributions exactes s’apparente plus à une fonction de garde corps, son titulaire se distingue par son attitude menaçante, qui n’a rien à voir avec la sécurité du président de la junte CNDD. A peine nommé ministre, qu’il commence à menacer les citoyens. Ainsi, le 6 janvier au camp Alpha Yaya, s’adressant à l’évadé, ex patrons des patrons qui était venu demander audience à Dadis, il dit « Descendez ! Si je vous revoie derrière lui, je vous tue …Quant à toi, on attend les résultats des audits après c’est moi qui vais m’occuper de toi ». Le 14 janvier 2009, la liste des membres du gouvernement est finalement rendue public. Mal faite, elle omet le nom de certains ministres. On y trouve pas le nom du Premier Ministre Komara. Mais apparemment, ce qui a le plus préoccupé le CNDD, c’est l’omission du ténébreux Jean-Claude Pivi « Coplan ». Trois jours plus tard c’est un autre décret de Dadis qui va confirmer qu’il est bel et bien ministre chargé de la sécurité présidentielle. Pivi n’aurait pas apprécié de ne pas voir son nom sur la liste. Aucun décret ne viendra corriger par contre l’omission même du PM de la liste supposée complète des membres du gouvernement. Le 30 janvier, intervenant dans une affaire judiciaire déjà jugée, ignorant sans doute la notion de l’autorité de la chose jugée, prenant fait et cause pour une des parties à cette affaire, il fait arrêter le Président des diamantaires de Guinée, El Hadj Daouda Cissé et le séquestre en lui déniant le droit élémentaire de s’alimenter et de prendre ses médicaments sachant pertinemment qu’il souffre d’hypertension, une pathologie très répandue en Guinée. Il n’a cure de ses attributions réelles, après tout, il se croit au dessus des lois. Il fait ce qu’il veut quand il veut. Et ce depuis qu’il a obtenu tout ce qu’il voulait après avoir terrorisé, torturé et tué en mai et juin 2008. Puisque la justice ne s’applique pas à lui, il peut récidiver. Maintenant c’est lui qui fait sa justice. Chef et porte-parole des mutins de mai et juin 2008 C’était le 26 mai 2008. Des mutins sortis du camp Alpha Yaya Diallo sont encore une nouvelle fois entrés en action. Avant que ne se précisent leurs revendications, comme souvent, ils livrent à des actes de pillage et de vandalisme de magasins, de fût de gasoil, de téléphones portables, des saccage des boutiques. Ils n’hésitent pas à sortir des conducteurs de leurs véhicules pour s’en emparer et poursuivre leur chemin tout en continuant à tirer en l’air. Des balles perdues vont encore malheureusement endeuiller des civils surpris dans leurs activités. Des mutins, dont certains étaient cagoulés envahissent la piste de l’aéroport international de Conakry-Gbessia obligeant un cargo américain transportant du matériel destiné à l’Ambassade des Etats-Unis, qui venait d’atterrir, à redécoller. Une action qui a provoqué l’ire de l’Oncle Sam qui dans un communiqué a regretté « cette entorse au protocole diplomatique » et fera « remonter cette information jusqu’au plus haut niveau du gouvernement guinéen ». Ils prennent le général Moussa Sampil en otage. C’est dans ce décor presque hollywoodien que le sous lieutenant Jean-Claude Pivi alias Coplan entra en transe. Il est le chef et porte-parole des mutins. Sur les motivations de la mutinerie, cet énigmatique porte-parole dira dans une interview qu’il voulait « une amélioration du prix du riz ». Ce personnage se singularise lors des affrontements entre les mutins et la garde présidentielle au pont du 8 Novembre et lors de l’expédition punitive des policiers par les militaires. Sur ce dernier point, après la satisfaction de toutes leurs revendications à l’exception de la mise à la retraite des officiers de l’état major, le 17 juin 2008, après la revendication des policiers qui, comme les militaires réclamaient une amélioration de leurs conditions de vie, une augmentation de leur salaire et une élévation en grade, les militaires aux ordres de Pivi vont décider de leur donner une correction. Ils tuent des policiers, blessent, arrêtent certains qu’ils conduisent au camp Alpha Yaya et donnent l’assaut dans les locaux de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) où s’étaient regroupés les policiers. Ils en saccagent les bureaux et emportent matériels, véhicules et motos de la police. Le sous lieutenant Pivi passé au grade d’adjudant chef dira « nous allons leur donner une sacrée leçon » avant de décider le 18 juin 2008, de dissoudre la police jusqu’à nouvel ordre. Sans aucune autre fonction autre que militaire et porte parole des mutins qui ont obtenu gain de cause, cet élément incontrôlable de l’armée va quelques temps se décréter restaurateur de l’ordre et la sécurité à Conakry, avant de retomber dans le mutisme jusqu’au coup d’état de Dadis. Mythe et Fantasmagorie Ce qui est frappant de prime abord chez Mister Pivi, c’est son « look ». Homme au torse bardé de gris-gris et autres amulettes. Ce déguisement rentre dans sa stratégie de communication qui vise à le faire craindre. Et cette réputation d’homme à craindre qu’il s’est forgé ne date pas d’aujourd’hui. Certains adultes expliquent que jeunes, déjà, ils avaient entendu parler de lui, de ses gris-gris. Les cornes d’antilopes qui lui servent de parures lui conféreraient-elles une invincibilité ? A l’entendre, il croit dur comme acier qu’il est inébranlable. Ainsi, il dit que sa « puissance dépasse dix mille fois » celle de la garde présidentielle. En l’écoutant plus, on découvre qu’il s’est forgé un mythe. Il se présente comme descendant du roi N’Zébéla Togba. Est-ce pour combler un parcours très vague ? Il explique qu’à cause du sport il n’a pas continué l’école et qu’il a fait des compétitions jusqu’au sommet des arts martiaux, qu’il a fait tous les plus grands temples de Chine et qu’il a obtenu des médailles un peu partout. Alors si cela est vrai, c’est dommage pour lui car dans certains pays, le fait d’être fort en sport est une aubaine pour obtenir des bourses d’étude, ce qui lui aurait permis de concilier sport et études. S’il a atteint le sommet des arts martiaux, on aurait aimé avoir des précisions sur quels arts martiaux il a réellement pratiqués et quels sont les prix qu’il a obtenus, où et quand. Et j’espère que ses visites des temples chinois n’étaient pas que touristiques car les Asiatiques et les Chinois en particuliers surtout ceux qui méditent dans les temples sont généralement très discrets et ont une grande part d’abnégation, ce qui cadre très mal avec le personnage qui, sous-lieutenant au moment de la mutinerie, s’est présenté comme l’officier chargé des arts martiaux militaires du pays. Les arts martiaux sont peut-être des techniques de combat, mais ils comprennent une dimension philosophique qui implique le respect de l’adversaire et l’absence d’intention de nuire. Puis, on a surtout du mal à imaginer Mister Pivi au Monastère de Shaolin ou bien nos fantassins entrains d’exécuter des « katas » de Karaté, judo, Aïkido, Kung-fu ou Taékwondo, habitués que nous sommes de les voir dégainer leurs armes contre les populations désarmées. Le mystificateur Pivi nous apprend également qu’il a obtenu son brevet commando en Egypte dans le plus grand camp criminel appelé « Sara ». Ce camp est presque impossible à trouver, même si le désert du Sahara occupe une partie de l’Egypte. Mais on est en droit de se demander pourquoi un camp criminel décerne des brevets de commando. Ce camp est –il sous le contrôle des autorités égyptiennes, si oui, pourquoi l’adjectif criminel l’accompagne. On ne peut pas dire que c’est une confusion avec un institut de criminologie car on verra mal pourquoi un tel institut va dispenser des cours de commando. J’espère que Pivi n’a pas obtenu son brevet en 1985 année de la sortie du film « Commando » avec l’acteur actuel gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger. On se rappelle d’une scène où un commando cagoulé , lunetté envahit la piste d’un aéroport. Cela rappelle une scène du 26 mai. Comme certains ministres l’ont fait, celui chargé de la sécurité présidentielle doit aussi nous fournir son cv. En attendant qu’il soit traduit en justice pour les crimes et délits qu’il a commis, il faudrait que sa hiérarchie lui rappelle à l’ordre. Puisque le nouveau ministre de la Défense de la junte veut assainir l’armée, il faudra rappeler que la discipline est fondamentale dans ce corps de métier. Cette discipline doit commencer par une tenue correcte. Tenue, aussi bien le comportement et la tenue vestimentaire. Donc il faudra expliquer à l’homme des arts martiaux qu’il doit boutonner son uniforme et garder ses gris-gris, amulettes, porte bonheur et autres dans son domaine purement privé. Il faudra aussi que le recrutement au sein de l’armée ne se fasse plus uniquement sur le critère de la course d’endurance et de vitesse comme on l’a vu au cours de l’année 2007-2008. Et puis un ministre qui profère des menaces de mort, c’est très inquiétant pour un gouvernement qui prétend instaurer la démocratie. Avec son allure et ses menaces, j’espère que Pivi ne se fait pas peur à lui-même. Hassatou Baldé |
Commentaires
il nous croire qu il nous aime ,et qu il veu netoyer le pays c est pas vrais ,il veu couvrire tout les act qu il a comie au guineen.
c est lui qui a tue mon pere au c m i s en 2008.
et quant moi et ma maman avons voulu avoire une enquete sur le meurtre comis par pivi le camp alpha yaya ,na pas voulu nous aider au dernier momen qu ont voulait contact humain right on ,nous a menasser de nous tueu moi et ma famille en disant de laisser la guinee et il save ou nous some et ou nous trouver .
j ai perdu ma maman et mon frere au stad le 28 septembre 2009 .
je n es meme pas d avenir.
il est temp te ecrire parler et s exprimer .au monde.
que dieu benis la guinee. Citer
Ce qui me choque, c\'est le fait qu\'on ai l\'impression que l\'armée guinnéenne (la deuxième en nombre ou en puissance de frappe? voir la déclaration du Col KEITA) n\'a que des soldats illétrés, incultes ou mal formés.
Une armée c\'est une institution qui épouse les valeurs républicaines.
Je suis vieux karatéka de 45 ans. Je voudrais dire qu\'un vrai karatékas reste avant un défenseur de la non violence. A travers les Kihon(combats) et les kata( combat théorique codifié), on apprend la tolérance, l\'amour et la paix. Ce Pivi insulte les arts martiaux, je lui demande de se taire.
Je demande au Gal KONATE de clarifier sa position, de se démarquer des Pivi et Keita. Citer
Au fait je m\'en vais vous dire une vérité vraie:Vous savez pourquoi ce Dadis ne peut dégager ce fumier de Pivi, c\'est paceke tout simplement, il a peur de lui car il est plus courageux k lui, malgré que Dadis fait semblant d\'être un homme fort mais il continue toujours à craindre Pivi, sinon ce Pivi ne peut pas se permettre de lever le ton à + forte raison de taper la table devant Dadis kil lui montre réellement k c\'est lui le chef é kil dise à pivi kon a peur que de \"Dieu\" seulement car c\'est lui ki peut décidre de ki doit vivre ou morir et non ses gris-gris de merde là.
Voilà ce que j\'avais à dire. Citer