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Alpha Condé vu par lui- même à travers son livre « Guinée : Albanie de l’Afrique ou néo- colonie américaine ? »

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Première Partie : Alpha Condé un ethnocentrique anti- guinéen.

 

Au fur et à mesure que son échec  approche, Alpha Condé étale son ethnocentrisme sans borne. Il confirme ce qu’il écrivait dans son livre sus- mentionné et qui parut aux éditions Git- le- Cœur en 1972.

Ce livre me servira de base d’analyse pour montrer que loin d’être un unificateur, Alpha Condé est un anti-  malinké, anti- soussou, anti- forestier et anti- peul.  Un anti- guinéen tout court. Il sera toujours sera qui voudra précipiter, par son obsession du pouvoir la Guinée dans la guerre civile. Il prouve à chaque occasion qu’il ne changera jamais. Il a été et sera toujours un ennemi de la Guinée. Un pays qu’il a adopté par défaut d’être reconnu par le Burkina Faso, la patrie de son présumé géniteur.

Alpha Condé, leader du Parti Radical Populiste de Guinée (RPG) qu’il a baptisé Rassemblement du Peuple de Guinée pour tromper les Guinéens est un va- t- en guerre fieffé et incurable. En éternel commis- voyageur politique, sans attache familiale et sans patrie, il a toujours affirmé que « si le pouvoir ne s’obtient pas par la paix, il s’acquiert par la force. » 

Fidèle à sa philosophie guerrière, il a tenté de renverser le Général Lansana Conté en infiltrant des mercenaires aux frontières guinéennes en décembre 1998 et en 2000- 2001. Aujourd’hui, il renouvelle les mêmes manœuvres en mettant en avant la politique génocidaire du Parti Démocratique de Guinée (PDG) contre les peuls en 1976 lors de l’arrestation arbitraire du premier Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine, Telly Diallo.

En effet, en tournée électoraliste, et non électorale, Alpha Condé a invité le 16 octobre 2010 les populations de la région administrative de Guéckédou et celles de la Guinée- Forestière de « ne pas voter pour Cellou Dalein Diallo, car les Peuls  ne sont pas des Guinéens, mais des étrangers. » C’est le dernier pied de nez fait par quelqu’un qui, non seulement n’a pas de prénom, mais aussi est l’étranger par définition.

Lors  de la campagne présidentielle du premier tour, Lansana Kouyaté qui avait été  qualifié de griot n’étant pas né pour le pouvoir avait mis sur la table plusieurs millions de francs guinéens pour quiconque lui montrerait la concession du père d’Alpha Condé à Kankan. Nul ne s’en adjugea car, de concession, Alpha n’en a ni a Kankan ni ailleurs en Guinée.  La preuve, il loge dans une maison qui lui a été gratuitement prêtée et qui, comble de tout, appartenait  à un peul. Cet homme sans foyer ni terre natale vient d’insulter toute une population dont les ancêtres, comme ceux de bien d’autres Guinéens ont bâti le pays qui porte le nom actuel de République de Guinée.

Mais, Alpha Condé n’est pas à sa première arrogance. Pour mesurer l’anti- foulanisme d’Alpha Condé, je vais livrer aux lecteurs quelques extraits du livre cité plus haut. Je montrerai en même temps qu’Alpha Condé est un ethnocentrique pur et simple qui n’épargne même pas les malinkés desquels il se revendique par intérêt.

La haine D4Alpha Condé contre les Peuls ne date pas d’aujourd’hui. Lisons plutôt ce qu’il a écrit à propos de l’hymne national guinéen dédié à Alpha Yaya Diallo. 

«(…) L’hymne national adopté reste profondément lors de l’indépendance était déjà symptomatique de l’esprit de la nouvelle classe. Cet hymne, loin d’être un hymne national, est un hymne à Alpha Yaya, c’est-à-dire à la féodalité, et quelle féodalité ! Alpha Yaya, chef de province du Fouta, s’était fait le serviteur zélé du colonisateur, par pure ambition ; c’est à ce féodal félon et dénué de tout esprit patriotique qu’est dédié l’hymne national. » Pages  197- 198.

Si cet homme arrivait au pouvoir, il portera atteinte à tout ce qui symbolise la nation guinéenne et fait la fierté de notre peuple. Il se fera tout simplement appeler le « petit- père du peuple » à l’image de Staline. L’une de ses idoles.

Alpha Condé ne se limite pas à son ethnocentrisme anti- peul. Il dénoncera autant Samory Touré de l’ethnie malinké à laquelle il s’affilie. Aujourd’hui, il prend en otage toute cette ethnie  dans son jeu de destruction du tissu social guinéen.

« En Haute- Guinée, et Surtout au Fouta- Djallon, les paysans continuent à vénérer les anciennes familles de chef. La persistance de cette culture est due en partie au complexe féodal des dirigeants guinéens. Alpha Yaya et surtout l’Almamy Samory sont présentés comme les vrais héros de Guinée. M. Sékou Touré a créé un véritable culte de Samory. S’il est incontestable qu’à la différence d’Alpha Yaya, Samory fut un véritable patriote qui lutta contre le colonisateur pour la sauvegarde de son empire, il n’en reste pas moins que Samory représentait la féodalité malinké. » Idem p198

A cela, le fameux professeur qui n’a  fait aucune recherche scientifique car son livre n’est qu’une suite d’invectives et de dénonciations contre les héros de l’indépendance, taxe Samory  et Sékou Touré ce qui suit :

« En réalité, le culte de Samory vise un objectif politique bien précis, il s’agit de créer un mythe autour de la personne de M. Sékou Touré et de légitimer par l’histoire son pouvoir. Dans les sociétés féodales guinéennes, le pouvoir politique se transmettait aux membres de la même famille. Or, nous avons vu la persistance actuelle de la culture féodale en Guinée. Bien avertie de cette réalité, qu’il fait tout pour perpétuer, le régime tente de faire admettre au peuple que le pouvoir de M. Sékou Touré est en quelque sorte naturel, qu’il découle de l’histoire du pays. En effet, M. Sékou Touré est présenté comme le descendant de Samory et comme l’incarnation de ce dernier. Le premier s’est opposé à la pénétration coloniale, le deuxième a chassé le colonisateur. Tel est mythe que le culte frénétique de Samory a pour but de propager. » Idem P.198

Cet homme qui ose affirmer sans sourciller, «  je prendrai la Guinée où Sékou Touré l’a laissée » ethnie, à nouveau, le débat politique. Ce qui est dommage, il embarque  des personnes qui ne l’ont rejoint que pour une et unique raison : la fibre ethnique.  Parmi celles- ci le propre fils de Sékou Touré. Espérons que le fils n’apprendra pas à ses dépens que l’ennemi du père ne peut être qu’un ami d’un jour. Que ce qui a combattu ou tué le père guette le fils.

Les propos d’Alpha Condé sur la Haute- Guinée et Sékou Touré pourraient donner à réfléchir à tous ceux qui, pour des raisons subjectives, se sont précipités, vers le RPG. En tout état de cause,  leur faire comprendre qu’ils risquent de payer au prix fort leur alliance avec le plus grand rancunier et ethnocentrique que jamais la Guinée n’en a connu. Citons à nouveau :

« La société guinéenne a conservé la plupart des superstitions des anciennes sociétés. Les sacrifices humains, séquelles de la société patriarcale, n’ont pas totalement disparu. C’est ainsi que M .Sékou Touré, sous prétexte de lutter contre la corruption, a fait fusiller deux voleurs pour l’exemple; la rumeur publique donna une tout autre interprétation à cet acte le « Karamoko » (c’est-à-dire le féticheur) lui aurait prescrit, avant d’entreprendre son grand périple mondial, de... faire sacrifier deux hommes. Dans l’esprit des masses, c’était donc moins la lutte contre le vol qu’un sacrifice humain. En 1968, deux faits scandaleux se produisent en Guinée. Le premier se situe dans la région de N’zérékoré où, à la suite de la mort d’un grand notable, il est procédé à un sacrifice humain. Parmi ceux qui font ce sacrifice se trouve un responsable fédéral. » pp. 198- 199.

Alpha enchaîne ses accusations contre l’élite malinké qu’il côtoie et encense aujourd’hui pour des raisons toujours électoralistes :

« Le deuxième fait se passe dans la région de Kankan où un marabout aurait dit à Keïta Kara, directeur de la sûreté à Kankan, que s’il voulait devenir ministre de l’intérieur, il devait procéder à un sacrifice humain. Arrêté, Keïta fut relâché, faute de preuves suffisantes.

Le recours aux féticheurs, aux marabouts et aux charlatans de toutes sortes reste encore en Guinée une pratique courante. Du ministre au petit commis, de l’intellectuel au paysan, tous pour la plupart y recourent. La croyance aux sorciers, aux esprits bienfaisants et malfaisants est quasi-générale. Jamais le métier de charlatan n’a été aussi florissant. Chaque « grand » du régime a son ou ses Karamoukos attitrés, vivant à ses frais. » p.199

On aura remarqué que ceux qui sont  indexés sont les alliés malinkés qui étaient les adversaires d’hier et les Peuls devenus les ennemis actuels d’Alpha Condé. Autant dire qu’avec cet homme aucune ethnie  n’est épargné. On pourrait ajouter que les sacrifices humains dont il a été récemment accusé entreraient très certainement dans la conception qu’il se fait de cette pratique. Au cas échéant,  comment un soi- disant professeur peut croire à ces balivernes et bruits de rue jusqu’à les écrire dans un livre qu’il voudrait scientifique ?

Si la haine d’Alpha Condé contre les Peuls dépassent toutes les bornes et défient tout entendement, elle peut se mesurer à celle qu’il a contre les malinkés. Il a été à l’origine de l’arrestation de plusieurs cadres de cette ethnie. En font fait foi ces autres extraits du même livre d’Alpha :

« Le pouvoir en Guinée est de plus en plus familial : sur sept membres du bureau politique, quatre sont de la famille de Sékou Touré (Sékou lui- même, président de la République et Secrétaire général du PDG ; Ismaël Touré, ministre de l’Economie et des Finances ; Moussa Diakhité, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité; Mamadi Keïta, ministre de la Culture et de l’Education [son frère Seydou Keïta est ambassadeur de Guinée pour l’Europe de l’Ouest)

 La seule force armée qui existe actuellement est placée sous les ordres de Siaka Touré, neveu de Sékou. Un autre beau-frère de Sékou, Sékou Chérif, est ministre du Développement local de la Moyenne Guinée. Enfin, il faut ajouter que deux beaux-parents de Moussa Diakité occupent de hauts postes : Toumani Sangaré est ministre de l’Armée « populaire » et N’Faly Sangaré gouverneur de la Banque centrale. » pp.251- 252.

Alpha continue sa diatribe contre Sékou Touré  qu’il traitait de sanguinaire et qu’il déclare aujourd’hui comme étant un héros afin d’embarquer la Haute- Guinée  dans « son jeu machiavélique »dixit Dadis.

« L’élimination brutale de la plupart des anciens dignitaires n’a pas mis fin aux contradictions de la bourgeoisie bureaucratique et compradore actuellement au pouvoir. Trois fractions se partagent actuellement le pouvoir, les trois ont pour chef de file un membre de la famille de Sékou Touré : Sékou Touré lui-même, chef de file de la fraction centriste ; Ismaël Touré, chef de file de ceux que la troisième fraction appellent « bourgeois dégénérés » et Mamadi Keïta, chef de file des opportunistes à phraséologie gauchiste. »

La dénonciation du père  et des membres de la famille d’un de ses principaux alliés actuels devrait inspirer toute personne avisée.  Lisons encore ce qu’Alpha Condé écrit sur le clan du tyran d’hier qu’il réhabilite pour le besoin de sa cause.

« L’année 1972, jusqu’au 9 Congrès, a été marquée par la lutte sourde entre Ismaël Touré et Mamadi Keïta, les deux principaux prétendants à la succession. Chacun d’eux s’est ingénié à faire arrêter le maximum de partisans de l’autre comme membres de la cinquième colonne. Cependant le contexte politique (dénonciation des « bourgeois dégénérés », campagne de mystification, phraséologie ultra-gauchiste) favorisait Marnadi Keïta et son clan. Il devenait urgent pour Sékou Touré de freiner son ascension qui constituait une menace pour lui. D’où la convocation du 9 Congrès.

Ce Congrès assure la prépondérance de la fraction de Sékou : Beavogui devient Premier ministre, N’Famara Keïta ministre du Domaine social, Fily Cissoko ministre des Affaires Etrangères. Par contre, la troisième fraction sort du Congrès affaiblie : Mamadi Keïta ne vient qu’au quatrième rang au bureau politique (après Sékou Touré, Beavogui, et surtout après son rival Ismaël Touré). La fraction Sékou est donc celle qui dirige actuellement; assurée du loyalisme de Siaka Touré, elle n’a rien à craindre, momentanément, des deux autres fractions. Sékou Touré peut se permettre de sortir, Beavogui et Siaka Touré veillent. » p.252.

Qu’on me dise qui est bête ? Qui est « Gaou », comme diraient  les ivoiriens si ce n’est des personnes qui, oubliant qu’ils sont les fils et filles de Sékou Touré et alliés, piétinent leur mémoire en se jetant sur les bras de leur pire ennemi, Alpha Condé ?

La haine d’Alpha Condé est orientée contre tous les Guinéens de quelque ethnie qu’ils soient. Le capitaine Dadis est sûrement celui qui a le mieux ouvert les yeux du Guinéen sur le danger que représente cet homme. L’Histoire retiendrait sûrement  ses vérités sur Alpha Condé. Un homme qui, comme une mouche tsé-tsé saute tantôt sur les forestiers, tantôt sur les peuls, tantôt sur les malinkés et les soussous. Personne ne pourrait nier qu’Alpha Condé n’aime pas la paix et le peuple de Guinée dans son entité. Ceux qui sont avec Alpha dans son Arc- en- Ciel risquent bien de monter au ciel avant lui. Cela, malgré son âge car, il n’a jamais respecté ni parole donnée ni engagement écrit.

Je terminerai en citant un autre aspect de l’ethnocentrisme anti-des peuls d’Alpha Condé et qui se recoupe avec ses attaques contre les malinkés :

« Les quelques groupes d’intellectuels peuls qui, aujourd’hui encore mènent campagne à l’étranger contre le régime guinéen, avec l’appui de l’impérialisme français, ne représentent nullement un particularisme ethnique ou régional qui serait opprimé, mais les rancœurs de l’ancienne féodalité déchue, à laquelle ils appartiennent tous sans exception. (...)

 Il est vrai que parmi les intellectuels qui sont opposés à l’extérieur au régime, il y a des peuls, ce qui est une évidence puisque les peuls forment un tiers de la population. Il est vrai que certains qui sont des fils de féodaux dissimulent le contenu de classe réactionnaire de leur action politique sous une phraséologie progressiste alors qu’ils servent les intérêts impérialistes français. C’est le cas des intellectuels tarés du « Regroupement des Guinéens en Europe ». Mais ces intellectuels ne représentent qu’une minorité parmi les intellectuels peuls «exilés » et une infinie minorité par rapport à l’ensemble des intellectuels guinéens opposés au régime. » p.254

On aura remarqué les contradictions d’Alpha Condé et l’usage de guillemets lorsqu’il parle de peuls exilés. Pour lui, ils ne le seraient pas. Ne passe pas non plus inaperçu le caractère anti- français d’Alpha Condé qui voit l’impérialisme français partout. On se demanderait bien qui était combattu par la France : lui ou Sékou Touré ?

Alpha Condé est tout simplement un anti- guinéen. Un fauteur de trouble et un mercenaire déguisé en homme politique. Les Guinéens de toute appartenance ethnique, religieuse ou confessionnelle doivent prier le Tout Puissant d’Epargner notre pays des manœuvres et de la haine de ce burkinabé caché derrière un habit malinké.

Ces derniers ne sont pas dupes. Car tous les malinkés ne sont pas des Alpha Condé. Tous ne le suivront pas dans la guerre civile qu’il prépare en s’attaquant à toute une ethnie et ses alliés.

Nous devons tous comprendre qu’Alpha Condé est un homme désemparé qui voit son échec futur et qui veut nous entraîner dans sa défaite. Prenons garde et mettons la Guinée en avant car nous, nous sommes des fils et filles dignes de ce pays.

Espérons tous que les affirmations d’Alpha Condé selon lesquelles, il bénéficie du soutien du général Sékouba Konaté, relèvent de sa schizophrénie. Au cas contraire, les vérités de Moussa Dadis pourraient être prises comme une prophétie.

 

A suivre : Deuxième Partie : Alpha Condé, un communiste pur et dur et un anti- francais de premier rang.

 

Lamarana Petty Diallo 

lamaranapetty@yahoo.fr


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