| Recensement des Guinéens de l’étranger : la CENI et ses non-dits… |
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| Libre Opinion |
| Mardi, 23 Février 2010 20:09 |
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Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante – CENI, Ben Sékou Sylla a animé le samedi 20 février 2010, une conférence de presse dans un hôtel à Conakry.
Objectifs de ladite rencontre, faire des spéculations sur une probable impossibilité de la communauté guinéenne vivante à l’étranger de participer aux prochaines échéances électorales dans six mois. Certaines déclarations du premier responsable de la CENI laissent des points d’ombre qui frisent l’imaginaire… Petit rappel sur la Commission Electorale Nationale Indépendante : créée il y a quelques années aux temps du défunt Président Lansana Conté, la CENI semble de nos jours un machin à revoir qui ne semble plus être conforme aux rapports des forces politiques en présence sur le terrain en Guinée. Mise en place à la suite des accords globaux politiques de la communauté nationale et adoptée par la défunte Assemblée nationale jadis présidée par Aboubacar Somparé du PUP, la CENI est de nos jours démodée et ne reflète pas le réel visage de la politique guinéenne actuelle. Non pas parce qu’elle est dirigée par M. Sékou Ben Sylla de la société civile mais, parce que tout simplement les membres qui la composent sont loin d’être les véritables représentants des partis politiques qui les avaient jadis cooptés pour y faire partie. La CENI dans sa composition légale doit être dirigée par un responsable de la société civile. Ce qui semble être le cas jusqu’à présent. On se souvient, lorsqu’elle se mettait en place, le PUP qui était le parti majoritaire à l’Assemblée nationale à la suite d’élections législatives tronquées en 2002, il s’était taillé la part du lion dans la constitution des membres de la CENI. Le PUP est en lambeaux de nos jours. La pérégrination politique aidant, nombreux sont les cadres du PUP nommés au sein de la CENI qui ont migré vers d’autres partis politiques plus alléchants. Quant aux partis politiques de l’opposition rassemblés au sein des forces vives, ils ruminent mal cet état de fait encore moins la composition initiale de la CENI. De peur de remettre en cause le calendrier électoral établit sur les six prochains mois, personne n’envisage de rendre officiellement caduque la CENI. Dans les prérogatives initiales de la CENI, il était indiqué qu’elle était coorganisatrice des différentes élections en instance en Guinée. Aujourd’hui, la donne a véritablement changé, ce qui revient à dire qu’il est aussi urgent de redéfinir à nouveau son rôle. Sans oublier qu’à l’arrivée du CNDD au pouvoir, la CENI avait été rattachée à la présidence de la République. Aucun décret abrogeant cet acte n’a encore été pris. Pour ne rien arranger, Ben Sékou Sylla qui manque de moyens financiers, déclare-t-il lors de sa récente conférence de presse, s’agissant de l’enrôlement des guinéens de l’étranger, que « cette opération a subi les impacts des événements du 28 septembre notamment en France où l’ambassade a été saccagée et donc nos machines emportées ; en Belgique et au Gabon où on a enregistré la méfiance de bon nombre de Guinéens pour le recensement biométrique ; la distance et les coûts de transports entre les lieux de recensement (Ambassade et Consulats), sont entre autres facteurs qui font qu’on n’a pas pu recenser plus de 56 215 personnes dans les 17 lieux dentifiés pour le recensement des Guinéens de l’étranger…On spécule trop sur le nombre de Guinéens vivant à l’extérieur, il y en a qui disent trois millions (3 millions), d’autres cinq millions (5 millions). Mais, personne ne connaît le nombre exact. Parce que, la plupart d’entre eux vivent dans la clandestinité…» S’agissant de l’attaque de l’Ambassade de Guinée en France, M. Ben Sylla a commis des impairs dans ses déclarations : selon nos enquêtes, aucune machine n’a été dérobée ou emportée de cette ambassade. Encore moins celles portant sur le recensement des Guinéens de France. La preuve, les Guinéens de France qui sont poursuivis aujourd’hui dans cette affaire au tribunal de Grande instance de Paris le sont pour dégradation de biens et non pour vol d'objets. Les policiers qui ont procédé aux arrestations l’avaient fait dans l’enceinte de l’Ambassade au moment des faits. Suivi directement de garde à vue. De quelle façon les prévenus auraient ils dérobé les machines ? Il serait opportun pour le Président de la CENI de trouver meilleures explications. Il est évident que nombreux sont nos compatriotes qui vivent dans la clandestinité en Europe et ailleurs dans le monde. Mais prétexter que c’est ce qui les empêcherait de venir s’enrôler pour participer à ces élections tant attendues relèverait d’une certaine légèreté. Quant aux chiffres contradictoires sur le nombre de guinéens à l’étranger qui font fantasmer, c’est une bonne aubaine cette fois d’avoir des chiffres réels si la volonté y est. Sur plusieurs millions Guinéens de l’étranger, seuls 56 215 personnes, dans les 17 lieux identifiés pour le recensement, auraient été recensées. Maigres butins pourrait-on dire pour la CENI qui ne serait pas la seule coupable dans cette situation d’enlisement. Le CNDD et son jadis président Moussa Dadis Camara qui refusait d’allouer les fonds à temps en sont pour beaucoup - un état de fait à ne surtout pas occulter… Abdoulaye Youlaké Camara |
Commentaires
Il faut ratraper la CENI cette décision est très grave pour la suite de la cohesion et va affacter condidérablemen t l'apport que chaquue guinéeen dois apporetr pour l'édification de la demaocratie Mr Le minitre LG battez vous pour cette injustice Citer