Assemblée nationale : le Code électoral est enfin adopté mais un député de l’Ufdg a voté contre

electionLe projet de Code électoral a été adopté par la majorité des députés présents ce jeudi 23 février. Les 93 des 113 députés présents ont discuté de la conformité de ce code avec la constitution. Selon ses détracteurs, l’article 97 du projet de Code viole l’article 2 de la Constitution. La Commission des lois, par la voix de Mamadou Cellou Baldé, le rapporteur précise que cet article 97 ne prévoit aucune élection « directe ou indirecte en ce qui concerne les quartiers et districts. Il prévoit la nomination des conseils de quartier et de district y compris les chefs de quartiers et présidents de districts par les maires au prorata des résultats des élections communales ».  

Lire la suite...

Assemblée nationale : polémiques sur le mode du scrutin du code électoral révisé

assemblee guineeLes 93 des 113 députés présents vont voter ce 23 février trois  projets de loi : le Code électoral révisé, le Code des collectivités locales et la loi organique sur la Cour suprême. Mais l’hémicycle rectangulaire de l’Assemblée nationale a enregistré des débats houleux sur le mode de scrutin.  Ibou Deen Touré, président de l’Alliance républicaine, a soumis une motion de procédure pour que le vote soit en bulletin secret, conformément à l’article 83 du règlement intérieur de l’Assemblé : « En toute matière et sur demande de quinze députés, dont la présence est constatée par appel nominal, fi est procédé au scrutin public ou au scrutin secret ». Demande rejetée par plusieurs dépités de la mouvance présidentielle et de l’opposition.

Amadou Damarond Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel a demandé au président de l’Assemblée nationale de soumettre la question à un vote de la plénière, pour couper court aux polémiques. D’ajouter : « c’est dommage d’entrer dans une polémique, il y a plus important. Les 15 députés le désirent, ils ne peuvent pas nous imposer leur volonté. Les Républicains ont raison, je suis d’accord avec eux à 99% pour certaines raisons, mais je demande qu’on vote comme d’habitude ». Il a comparé la motion à celle de la mise en accusation du chef de l’Etat où on demande juste que 10 députés signent, mais « ils ne peuvent pas l’imposer aux autres ».

Honorable Alpha Ibrahima Sila Bah, député non-inscrit, défend le vote à bulletin secret. Il demande qu’on respecte la loi, car, « il n’y a pas à l’interpréter autrement ». L’honorable Oussou Gaoual s’est évertué à lire l’article en question pour faire comprendre qu’elle n’exige pas le vote à bulletin secret, mais les deux : scrutin public ou scrutin secret, c’est selon la volonté des députés. Encore que si on doit voter par bulletin secret, cela nécessite des bulletins, des urnes, alors que l’Assemblée nationale n’est pas prête à faire cela, avant la clôture de la session extraordinaire, prévue le 24 février. « Ce que les amis en face devraient prévoir avant de nous demander ce mode de scrutin », tranche-t-il.   

De l’électricité dans l’air, il n’en fallait pas plus pour irriter Baïdy Haricot et son collègue, Saikou Yaya Barry, tous de l’Alliance républicaine. Baïdy s’est dit choqué d’entendre des propos de ceux qui donnent des leçons de démocratie (allusion aux députés de l’Ufdg qui appellent au respect de la loi). Saikou Yaya regrette qu’on détourne le débat.

En dernier ressort, le Claude Kondiano, président de l’Assemblée nationale, est intervenu pour trancher  en faveur du scrutin public ou vote direct, comme les députés ont l’habitude de voter. « La loi ne dit pas forcément à bulletin secret, donc on vote au scrutin direct ». La voix du président est irrévocable.

Les députés de l’Alliance républicaine et les non-inscrits ont alors demandé une suspension de la plénière, pour concertation, demande acceptée dans un tintamarre par le Président Kondiano.

Aliou Diallo pour www.guinee58.com

L’heure de vérité pour l’UFDG

bah oury 2Le vendredi prochain 24 février, le tribunal de Dixinn devra délibérer sur la plainte relative à la décision portant « exclusion de BAH Oury fondateur et 1er Vice-Président de l’UFDG en charge des Relations Extérieures et de la Communication ».

Lire la suite...

Encore deux morts pour la journée du mardi

manifestant 3Deux personnes ont été tuées mardi lors de violences durant des manifestations à Conakry, la capitale guinéenne, pour la réouverture des classes, au lendemain de troubles similaires ayant fait cinq morts, selon le gouvernement guinéen.

Lire la suite...