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‘’Les business – man de la violence’’ sont comme toujours, tapis dans l’ombre, chacun en ce qui le concerne tirant son épingle du jeu.

L’instrument financier qui est devenu principal ravitailleur de nos colères et l’instrument de notre extrême violence ainsi que nos bassesses les plus abjectes, transforme notre société en profondeur, et ce (je pèse mes mots) jusque dans nos familles.

En effet, la gouvernance globale en République de Guinée est pris en otage par une oligarchie financière qui use et abuse de la naïveté de notre société devenue elle – même mensongère dans l’âme.

De la stigmatisation de la pauvreté, du manque et du sous – emploi et leurs victimes humaines aux manipulations de ces derniers pour des intérêts personnels par ces apprentis sorciers, s’ouvrent la dépolitisation et la paupérisation des questions essentielles mutées et réduites alors à de simples revendications sociales. D’où l’irritation sans discernement de nos compatriotes dans ses localités.

Boké est une victime de la confusion pour des intérêts hautement personnels. Et les règlements de compte s’y invitent tout naturellement.

C’est comme si le syndrome du coup d’Etat militaire a fini par envahir pour ne plus quitter ces esprits presque malins qui abusent de leur connerie royale : « Cassez la baraque. C’est votre tour de violence si ce n’est le retour chez vous de la violence. Et nous vous venons en renfort. »

De la problématique du substrat de la localité

Les besoins de Boké en termes d’infrastructures, d’emplois des jeunes, de protections environnementales et de gestion administrative locale ne s’interpellent par des attaques des pauvres citoyens et leurs maigres avoirs et celles des bâtisses publiques existantes. Non plus par les humiliations morales et autres brûles – chair par le verbe du plus grand nombre des populations dans le besoin ; qui sont en effet ni auteurs de ces scénarios et ces images tous aussi insoutenables que honteux, ni d’accord avec.

Néanmoins l’Etat est interpellé à partir du moment où les esprits presque malins s’avèrent être de tout bord. ‘’Ces business – man de la violence’’ n’ont ni parti politique, ni ethnie, ni religion, ni âme. Ils sont du côté du cynisme politique et du guide satanique.

C’est à croire au vu de l’atmosphère profonde, que la question de l’emploi est existentielle à travers les sociétés minières qui s’installent. Sinon l’exigence dans leurs cahiers de charge du respect de la chaine de transformation dans l’évolution des différents projets où la main d’œuvre locale pourrait forcément y trouver son compte et le suivi effectif du processus devraient être la chasse gardée de nos ‘’négociateurs’’ pour l’anticipation de toute rude épreuve future. Mais pas seulement !

Le sous – emplois et l’exploitation des travailleurs locaux sous toutes leurs formes sont des corolaires de certaines prises de risque entre autres. Même si c’est un déshonneur que l’agriculture ne vienne épauler ce développent de l’exploitation minière et équilibrer ainsi la question de l’employabilité eu égard à nos potentialités.

Ceci démontre la faille de la gouvernance locale depuis les régimes précédents. Son incapacité de réorientation des taxes perçus dans le développement local.  Les détournements de fonds publics ont été légions et Boké paie le prix de l’irresponsabilité de leurs gouvernants locaux qui se sont succédés toutes ces années durant, ainsi que la vulnérabilité et la naïveté de ses populations dans le maintien des premiers à la tête de leur circonscription. D’où l’extrême importance des élections locales prochaines.

La jeunesse guinéenne doit savoir une fois pour toute, que la pauvreté n’est pas mère de la violence et que la violence n’enrichit pas son homme ; ni matériellement, ni moralement encore moins intellectuellement.

Les revendications sont des droits inaliénables, mais imbues de violences déconstruisent les acquis et cultivent chez plusieurs le désamour de la République et le scepticisme dans la Nation.

Il est tant que cette jeunesse prône en chœur le grand ‘’OUI’’ à la cohabitation pacifique pour une liberté et un essor plus effectifs dans un vivre ensemble absolu.

Je vous salue.

Mohamed Lamine KEITA.